On n'a jamais ete aussi riche qu'en Indonesie! Il y a beaucoup de zeros, sur les billets... On se balade avec d'epaisses liasses, et on claque des millions, c'est grisant!
Nous sommes arrives a Denpasar fin juillet, et notre premiere halte a ete Seminyak, dans le sud de Bali. On avait besoin de se reposer, c'etait l'endroit adequat: hotels plutot chics, excellents restos, enorme plage, seances piscine. Il fallait aussi qu'on organise notre sejour. On s'est rapidement rendu compte que c'etait la tres haute saison, ici, en aout evidemment beaucoup de gens sont en vacances... On a ete quelque peu desappointe de trouver autant de touristes! Mais cela ne nous a pas empeche de ressentir un enorme choc culturel. Tout est vraiment tres different de ce qu'on a pu connaitre jusqu'ici. Par exemple, on a ete extremement surpris de decouvrir la place que tient la religion a Bali. Il y a des autels et des temples absolument partout, et les gens consacrent un temps fou chaque jour a preparer et a deposer des offrandes (devant chaque batiment, chaque chambre, sur les tableaux de bord des scooters, des voitures, ...). C'est assez extraordinaire - et tres beau.


Les Balinais sont aussi des personnes incroyablement souriantes, et qui ont le rire vraiment tres facile, ce qui est bien sympathique. Il a aussi fallu qu'on s'adapte a une nouvelle facon de fonctionner. On avait l'habitude de demander toutes sortes d'informations a... tout le monde, mais ici la plus petite question se transforme immediatement en tentative de vente, dont il faut ensuite reussir a se sortir... On a trouve assez difficile d'obtenir des renseignements.
Nous avons ensuite gagne Ubud, qui est devenu une colonie francaise cet ete: 80 a 90 % des visiteurs!! On n'a pas d'explication a ce phenomene, les Francais avec qui on a discute etaient eux-memes tres surpris, voire decus, de trouver autant de compatriotes. Ubud et ses alentours nous ont beaucoup plu. En faisant des marches ou du velo (oui, du velo!), nous avons decouvert des paysages de reve. La vegetation est tres verte, luxuriante quand elle est laissee a elle-meme; mais quand l'espace n'est pas construit il est le plus souvent cultive, et dessine par les rizieres. Comme c'est beau! Les villages ont enormement de charme, aussi.





Nous avons bien sur profite des excellents massages qu'on propose ici, et Vero peut d'ailleurs s'enorgueillir a ce propos d'une jolie statistique. A Bali et a Ubud en particulier, semble-t-il, on mange tres tres bien. Pour tenter de recreer quelques-unes de ces saveurs chez nous, nous avons suivi un cours de cuisine! Super chouette, mais malheureusement on ne peut rien promettre, on n'arrive deja plus a dechiffrer les recettes griffonnees a la main qu'on nous a distribuees.

Il y a vraiment enormement de choses a voir, a faire, a decouvrir, a Bali. On a assiste a plusieurs spectacles de danse, c'est superbe! Pas forcement evident de suivre l'histoire, mais par contre c'est tres impressionnant de voir la maitrise que les danseurs ont de leur corps: chaque phalange, chaque orteil est doue d'une vie autonome, meme les expressions du visage sont totalement controlees. Les costumes peuvent etre assez comiques.

Il nous faut enfin mentionner quelques mesaventures avec la faune locale. Vero paie un lourd tribut aux moustiques partout ou nous allons, et Vincent s'est fait sauvagement attaquer par un cacatoes schizophrene: apres plusieurs assauts directs, il a fait semblant de s'envoler au loin, pour en fait revenir le surprendre par derriere... Le fourbe! Nous sommes neanmoins sortis indemnes de ces tentatives d'intimidation.
Apres toutes ces aventures, nous avons trouve refuge sur la cote nord de Bali, a Lipah (Amed). Peu d'activites possibles: farniente sur les plages de sable noir, contemplation des pittoresques bateaux de pecheurs, snorkeling. Et massages, hehe. Peu d'efforts a fournir, pour une satisfaction maximale. L'eau est tiede, limpide, les coraux sont pour ainsi dire les plus beaux qu'on ait jamais vus... Nous avons vraiment regrette de ne pas etre equipes pour prendre des photos sous-marines.


Autrement, il semble etabli, apres l'episode des champignons, que les pieds sont le talon d'Achille de Vincent... alors qu'il tentait vaillamment de retrouver le masque de Vero, emporte par une vague un peu violente, une pierre a ete projetee sur un de ses orteils, l'amochant passablement...
JavaNotre premiere visite a Java a ete pour le parc national du Baluran. On y a passe deux excellentes journees. Juches sur le toit d'une jeep, on a beaucoup ri, et vu des singes, des cerfs, des especes de droles de paons - specialite locale - qui passent leur nuit au sommet des palmiers. Le paysage nous a beaucoup surpris, c'est une savane, aux allures africaines. Le parc national compte aussi de belles plages, desertes, et des bons spots de snorkeling, ou on nous a amenes en bateau. On se souviendra surtout des magnifiques et enormes etoiles de mer bleues. On a profite au maximum, parce que c'etait notre toute derniere baignade...



Au Bromo, changement radical de decor! Alors que le Baluran ne faisait manifestement pas parti du circuit habituel des touristes, la foule qu'il y avait pour assister au lever du soleil sur le Bromo etait presque grotesque. Le challenge est de parvenir a prendre des photos sans tetes dessus! Reste qu'on ne peut que rester bouche bee devant un tel spectacle... Ca ne parait pas reel, tellement c'est beau. Le site est en fait tres vaste, delimite par plusieurs crateres tres anciens, qui contiennent plusieurs volcans et une immense etendue de sable. Extraterrestre... Comme on avait prevu de passer la journee sur place, on a pu attendre que la foule se dissipe, se promener et profiter un peu plus tranquillement de la beaute des lieux.



Il nous faut ajouter un nouveau petit chapitre consacre aux transports publics... "Merdique" est le seul mot qui nous vient pour l'instant pour qualifier le systeme indonesien... Rien n'est fait pour encourager les touristes a l'emprunter! Deja, il faut avoir une idee assez claire des prix, car les montants demandes (avec un aplomb choquant) sont toujours multiplies par 2, 3, voire 10. Chaque trajet se negocie, et pour ne pas se faire trop avoir, il faut avoir les nerfs solides. C'est fatigant, a la longue! Parfois, comme a Probolinggo (ville d'acces au Bromo), ca s'apparente carrement a du crime organise. Les "bemos" (minibus) ne partent que quand ils sont pleins. Arrives en debut d'apres-midi, nous avons attendu plus de 4 heures, pour finalement, excedes, nous decider avec un autre voyageur a allonger la monnaie, afin de convaincre enfin le chauffeur de faire partir son vehicule. La cle de contact a peine tournee, comme par miracle, voila que 10 Indonesiens surgissent et sautent dans le bus... On a vecu la un moment de rage profonde! Un autre probleme, c'est le temps qu'il faut pour parcourir des distances pas si importantes que ca. Sur les principaux axes routiers circulent aussi bien une famille de 5 personnes sur un scooter, une charrette tiree par des boeufs, des camions et des velos... Pour les derniers longs trajets qu'il nous reste, on se rejouit d'essayer le train!