La taille des steaks (et des plats en général) n'est pas une légende! Les couteaux vont avec: selon le morceau que tu commandes, c'est presque avec une machette que tu découpes ta viande, toujours succulente... En bons carnivores que nous sommes, nous faisons donc le plein de bidoche. Il n'est pas impossible qu'à la fin de notre séjour on en ait un tout petit peu assez; mais, comme disent les Argentins, "si tu n'as pas envie de viande, prends du poulet!"
En bref, nous adorons l'Argentine, et nous regrettons déjà de n'en voir qu'une toute petite partie. En descendant de Bolivie, nous nous sommes arrêtés à Tilcara, tout petit mais charmant village. Il y a dans cette région de très belles chaînes de montagnes, aux couleurs sensationnelles. Nous on ne les a malheureusement pas vues, pour cause de brouillard. On a retrouvé le beau temps un petit peu plus bas, à Salta. Nos arrivées dans de nouveaux endroits se déroulent désormais toujours selon le même schéma: en débarquant du bus, nous marchons en direction du centre, et nous écumons tous les hôtels que nous rencontrons en chemin. On se livre à des négociations serrées, on visite entre 10 et 15 chambres, et, à force de marchandage acharné, on finit en principe par obtenir un très bon rapport qualité-prix... Une manière comme une autre de découvrir la ville et de pratiquer son espagnol! A ce propos, nous nous sommes très bien adaptés aux particularités de la prononciation argentine.
Pour faire un tour dans les environs de Salta, nous avons loué une voiture. Etrange coïncidence ou persécution du destin, c'est au volant d'une fiat uno que nous avons fait la route! Nous avons retrouvé toutes nos sensations, et la nostalgie des suspensions... Il y avait beaucoup de cactus.
Mais ils sont fous, ces Incas! (2)
A Salta nous avons visité un musée qui nous a fait une très très forte impression, on vous en dit donc quelques mots. L'exposition relate en fait une expédition réalisée dans la province il y a 10 ans, au sommet du volcan Llullaillaco (plus de 6700 m d'altitude... quelle horreur). Les archéologues y ont découvert des petites huttes de pierre, à l'intérieur desquelles se trouvaient 3 personnes, données en offrande aux dieux avec quantité d'objets, il y a 500 ans. Pour les Incas, il ne s'agissait pas exactement de sacrifices, mais plutôt d'envoyer des membres de leur élite à la rencontre avec les dieux. Il s'agissait d'une jeune fille de 15 ans, d'un petit garcon de 7 ans et d'une fillette de 6 ans. Ce qui est extraordinaire, c'est que grâce au niveau d'oxygène extrêmement bas, au froid et à la sécheresse, tout a été retrouvé dans un état de conservation parfait, quasiment comme ils avaient été laissés... Ces conditions ont été reproduites, et le musée expose l'un des corps, celui de la fillette. Malgré l'impression que ca donne peut-être, ce n'est absolument pas macabre, mais vraiment très troublant et extrêmement émouvant. On est habitué à voir des vieux cailloux ou des objets plus ou moins évocateurs, et il faut souvent un effort d'imagination relativement important pour se représenter des personnes vivant plusieurs siècles en arrière. Ca nous a fait un sacré effet d'être en face du visage bien réel de cette petite fille, morte là-haut il y a si longtemps... On a pu aussi se rendre compte de la force de leurs croyances et de leurs convictions: déjà rien que pour monter si haut, il en faut, de la volonté... alors y construire des temples, ôter la vie à des enfants, installer autour de leurs corps les objets rituels adéquats.... ca dépasse notre entendement.
Cafayate
De notre côté, nous avons poursuivi notre route. Le village de Cafayate nous a énormément plu, si tranquille, aux alentours vraiment magnifiques. Encore, des montagnes et des reliefs hyper spectaculaires. On a aussi fait une super promenade dans les vignes, on s'est senti presque comme à la maison!
Roland Garros
Le voyage ne nous a pour l'instant pas fondamentalement changés, et nous restons des fans inconditionnels de tennis, et de fidèles supporters de Roger Federer. On a donc suivi avec passion les rebondissements de Roland Garros, sans rencontrer trop de difficultés (il y a peu de décalage horaire, et des télés diffusant du sport dans tous les cafés). A Cafayate, nous avons même suivi la demi-finale en compagnie d'un patron de bar soutenant Federer contre Del Potro!! Ils sont chous, ces Argentins... Le dimanche 7 juin a évidemement été un grand jour!! Comme tout le monde, on était super content, et on a fêté l'événement avec les moyens du bord.
Cordoba
Rien de spécial à signaler par rapport à notre séjour à Cordoba - encore un endroit qui nous a beaucoup plu.
On a passé une journée dans le parc national du Condorito (quel joli nom!), dans le but d'apercevoir le fennec coloré. Arf! Il s'agissait d'observer les condors, bien sûr... On en a vus pas mal, mais de loin, si bien qu'on n'est pas 100% sûrs que c'étaient bien les célèbres volatiles. Finalement, sur le chemin du retour, il y en a un qui a eu pitié de nous, et qui nous a passé juste au-dessus! C'est grand.
2 commentaires:
Hello,
Cool que vous soyez en Argentine. Si vous passez pas Mendoza, allez boire un verre au restaurant de Cédric Aymon l'apapacho
Bonne suite de voyage!
Content de voir que votre road trip prolongé n'émousse pas votre passion pour la raquette...Les Argentins peuvent se réjouir, je pense que Del Potro devrait arriver au sommet bientôt, au vu de son coup droit létal, asséné par son bras surdimensionné (c'était effrayant lors de la 1/2 face à Roger)...!
Bonne route!
R. (ou l'imprudent lausannois qui accompagnait Christel au Cubanito ;-)
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